Si on suit les débats actuels concernant la gestion de la crise, avec de
pauvres perspectives de la maîtriser (on se trouve dans une situation de
sur-offre, les instruments de production se trouvant en surcapacité, par
rapport à une sous-demande, le pouvoir d'achat diminuant actuellement), les
discussions se situent essentiellement au niveau de la gestion budgétaire
(réduction des déficits publics) et de politiques monétaires. Ce que les débats
ne montrent pas, c'est le soutien inconsidéré aux banques par des politiques de
taux de financement en espérant que l'argent prêté aux banques trouve son
chemin vers l'économie réelle pour la relancer. Or, ceci ne semble pas être le
cas. Comme le mot d'ordre est la croissance coûte que coûte, le
développement durable laisse incontestablement des plumes dans les débats
actuels.
Dans ce sens, il me semble utile que nos politiciens avisés (et toutes les
personnes qui veulent en savoir un peu plus) lisent le livre de Joseph E.
Stiglitz
Le prix de l'inégalité, édition française LLL = les Liens
qui Libèrent, 2012.
Si les considérations y développées concernent essentiellement le contexte
américain, elles restent à mon avis facilement et légitimement transférables au
contexte européen. Afin de montrer la perspicacité de ces réflexions, je me
suis permis de produire ci-après un extrait :
Joseph E. Stiglitz : Le prix de l’inégalité ; page 335-337 (est à considérer comme une citation
"
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