lundi 31 mars 2014

Actionnaire versus salarié

Actuellement la dénonciation des conventions collectives par Luxair et Cargolux a suscité de vifs émois. Les négociations entre la CGFP et l’État ont aussi généré des conflits avec des compromis qui ne sont pas vraiment acceptés par les partis selon l’enjeu. D’ailleurs, il ne semble pas évident que ces compromis puissent être réalisés au moment de leur échéance s’il n’y a pas de revirements importants aux niveaux politique, économique (dont financier) et social, sachant que ces domaines sont en interaction forte.
Les syndicats dénient aux employeurs le droit de toucher aux acquis sociaux et leur reprochent de rompre le dialogue social. Les dirigeants argumentent que les pertes, aussi bien conjoncturelles que structurelles, ne permettent plus de continuer dans la vieille logique où le monde économique semblait moins globalisé et où il y avait essentiellement une croissance importante. Les syndicats prêchent la continuité tandis que les patrons essaient d’assurer leur survie dans un monde globalisé.
SALARIÉS

Or, il faut constater que l’ancienne politique salariale des syndicats ne peut être poursuivie parce que les paradigmes ont changé. En effet, un élément essentiel des négociations collectives concernait des augmentations linéaires des salaires de base. Pendant longtemps ceci n’a pas posé de problèmes parce que l’économie était dans un état de croissance pendant des années et parce que les partenaires économiques se trouvaient dans une situation « win-win , les surplus/plus-values de la croissance pouvant être partagés plus ou moins équitablement entre les différents partis sans léser nécessairement le partenaire d’une manière inacceptable, sous réserve que les 2 partis essaient de trouver un équilibre en évitant qu’un des partenaires s’approprie tous les surplus et que l’autre se retrouve dans une situation de statu quo ou de moindre valeur. Or, ces dernières années l’économie se trouve, selon les moments, en faible croissance, en stagnation ou même en récession. La situation passe en partie d’une situation de « win-win » dans une situation « de jeu à somme nulle » parce qu’il n’y a plus (ou moins) de surplus à partager. Dans cette nouvelle situation, si un parti est gagnant, l’autre risque d’être perdant parce qu’il n’y a plus de surplus à se partager, le gâteau restant le même ou ayant même diminué. En cas de récession prolongée, on pourra même retrouver à l’avenir une situation permanente de « perdant-perdant ».
Or, les augmentations salariales linéaires ont produit un acquis cumulatif d’augmentation des rémunérations (effet multiplicateur et pas seulement additif) qui perdure, même si la situation économique se détériore. Voyons ceci par un exemple fictif: supposons qu’une entreprise connaisse une croissance, même irrégulière par moments, de 1990 à 2005 et que chaque année et il y ait eu des augmentations linéaires plus ou moins élevées suite aux négociations collectives. Supposons encore que le salarié en question ait gagné avant 1990 mille Euros par mois (même si c’étaient des francs luxembourgeois à l’époque). Supposons encore qu’à partir de 2005, l’employeur dudit salarié connaissait des périodes de stagnation sinon de récession. Le tableau ci-après simule cette situation. Mais disons d’emblée que suite aux résultats de la simulation, le salaire annuel avec charges patronales a augmenté dans cet exemple fictif de 23,2 % (de 1989 – 2011) et que la masse salariale totale sur toutes ses années a augmenté de 15,25 % suite aux augmentations linéaires (de 322 920 à 372 170). Cette augmentation acquise du niveau de salaire du salarié fictif a continué à être supporté à partir de 2005 lorsque la situation de l’entreprise s’était détériorée. Le patron traîne donc à partir de 2005, suite aux bons résultats de 1990 à 2005, un poids au niveau de sa compétitivité et risque de sombrer s’il n’y a pas de reprise. En effet, il doit intégrer, à partir de 2005, dans ses calculs économiques des niveaux de rémunération de base  acquis qui ne correspondent plus à l’environnement économique depuis 2005 (17 293 au lieu de 14 040). Ceci n’est pas une appréciation concernant une éthique/morale de (re)distribution, mais un simple constat économique sur base de calculs arithmétiques.

Or, quelle serait la situation actuelle de Cargolux ou de Luxair s’il n’y avait pas eu dans le passé des augmentations linéaires, mais des primes annuelles (non reportées évidemment) en fonction des résultats, même si ces dernières étaient plus ou moins substantielles. Supposons que le salarié de l’exemple précédant ait été un ouvrier de Cargolux. Que le salaire de base soit resté le même de 1989 à 2011 et que les augmentations linéaires du modèle précédent aient été payées sous forme de prime annuelle en cas de bénéfice et qu’il n’y aurait pas eu de prime en cas de perte.

Le total des rémunérations payées aurait augmenté quand même, mais la situation de départ en 2012 pour les discussions de redressement de l’entreprise serait un peu différente. Jusqu’en 2005, la masse salariale payée aurait été la même. Mais à partir de 2006, la base de négociation en cas de stagnation ou de récession aurait été différente, plus saine, quoique beaucoup moins favorable car les primes annuelles n’auraient pas été dues. En effet, la différence annuelle de la masse salariale aurait diminué de 17 293 à 14 040, ce qui ferait une diminution de 3 253 € par an ou une baisse de 23,17 %.de la rémunération Ceci ne veut pas dire que les négociations collectives à partir de 2006 n’auraient pas pu porter sur d’autres modalités d’avantages de rémunération ou de mesures sociales, sans cependant entraîner une hypothèque impayable du salaire de base en cas de stagnation ou de récession :


Pour situer un peu l’enjeu de cette différence cumulée de 49 250 (exemple fictif certainement sous-estimé d’une manière importante par rapport à la réalité des niveaux de salaires payées à la Cargolux) pour ce salaire somme toute minimal, l’application de l’exemple du salarié aux 1170 salariés de Cargolux (2011) aurait entraîné une augmentation de l’ordre de grandeur de 57,6 millions par rapport au premier modèle [= 1 170 salariés * (372 170 – 322 920)]. Le total de la masse salariale sur toutes ces années (1989 – 2011) aurait diminué, avec un système de primes annuelles, pour un salarié de 372 170 à 322 920 = 49 250 € ou de 2 141 en moyenne pour les 23 ans.
N’oublions pas en outre que les tranches indiciaires auraient donné des augmentations supplémentaires se greffant sur les augmentations linéaires par un effet multiplicateur. En effet, une augmentation linéaire de 2 % et une augmentation due à l’échelle mobile des salaires de 1,67 % ne fait pas une augmentation totale de 3,67 %, mais de 3,7034 %. Ces petites différences répercutées sur 23 ans ont quand même aussi leur effet, surtout si les effectifs sont importants. Le tableau ci-après montre ces deux  effets en illustrant les deux situations :
·         Les effets de l’indexation automatique des salaires sans augmentations linéaires ;
·         Les effets de l’indexation automatique des salaires avec augmentations linéaires ;
Les conséquences des 2 sortes d’augmentations dépendent évidemment du niveau des augmentations linéaires et de l’échéance des tranches indiciaires au cours de l’année (une tranche indiciaire dont l’échéance tombe en février a un effet plus percutant qu’une échéance au mois de novembre en ce qui concerne l’incidence globale dans l’année en cours). Dans l’exemple choisi, les augmentations linéaires étaient seulement de 0,95 % en moyenne sur les 23 années (sachant que de 2006 à 2011 le modèle ne faisait pas état d’augmentations linéaires) alors que la moyenne des échéances indiciaires était de 2,06 % sur les 23 ans, faisant état cependant de tranches indiciaires de 2005 à 2011.


On constate (en fonction du modèle fictif des augmentations linéaires) que :
La masse salariale annuelle dans le cas de l’impact de l’échelle mobile augmente de 14 040 à 21 987 ce qui équivaut à 56,6 %.
La masse salariale annuelle dans le cas de l’impact des augmentations linéaires et de l’échelle mobile augmente de 14 040 à 27 081 ce qui équivaut à 92,9 %.
On doit donc comparer 5 résultats au niveau du modèle élargi :
1.       Une masse salariale de base sans augmentations linéaire
2.       Une masse salariale de base avec augmentations linéaires du salaire de base
3.       Une masse salariale de base avec un salaire de base constant, mais avec des primes en cas de bénéfice ;
4.       Une masse salariale augmentant seulement en fonction de l’échelle mobile ;
5.       Une masse salariale augmentant en fonction des augmentations linéaires et de l’échelle mobile ;
Les chiffres sont les suivants :
·         Ad 1 : 322 920
·         Ad 2 : 372 170
·         Ad 3 : 372 170
·         Ad 4 : 407 503
·         Ad 5 : 473 567
Donc, on ne peut pas dire a priori que l’impact de l’une des catégories d’augmentation soit plus importante que l’autre, tout dépendant du nombre et de l’échéance des tranches indiciaires (dont les effets de la modération ne tiennent pas actuellement compte de la réalité de l’inflation) et de l’ordre de grandeur des augmentations linéaires. Mais l’impact cumulé des 2 sortes augmentations ne peut être ni nié et ni négligé, l’employeur n’ayant aucune influence sur les tranches indiciaires.
On laisse au lecteur avisé le soin de tirer les conclusions nécessaires.
Donc, le jeu des augmentations linéaires et de l’indexation automatique des salaires assure en quelque sorte une « rente » permanente au salarié, quels que soient les résultats de l’entreprise à l’avenir. Il semble évident que les augmentations indiciaires et celles des conventions collectives ne font pas bon ménage en période de récession et que leurs effets cumulatifs  « historiques mais toujours effectifs » pourront constituer un lourd boulet en période de récession.

ACTIONNAIRES
Selon un schéma très réductionniste, la situation est en principe différente pour l’actionnaire. Il reçoit en principe chaque année, selon son capital engagé, des dividendes en fonction des résultats de l’entreprise. Ces dividendes sont calculés sur des performances de l’entreprise et dépendent évidemment du nombre d’actions que détient l’actionnaire, encore qu’il ne faut pas oublier qu’il existe différentes sortes d’actions. En principe, les dividendes devraient refléter les performances de l’entreprise, sans exclure que le conseil d’administration décide de réinvestir les bénéfices (pour développer l’entreprise et de garantir ainsi sa pérennité) et de payer moins de dividendes. Si les résultats sont dans le rouge, les dividendes devraient être nuls en principe. Mais ceci n’exclut pas que des entreprises versent abusivement des dividendes même si elles sont en déficit. Donc, l’actionnaire perçoit en quelque sorte chaque année une « prime de capital » en fonction des résultats. Ceci n’exclut pas qu’il y ait des perversions pour manipuler les résultats par des jeux d’écriture comptable (suspects) pour présenter les résultats selon une certaine vue stratégique (encore qu’il y ait des règles légales), que les managers puissent se verser des rémunérations sans aucun lien avec les résultats (diminuant ainsi les bénéfices potentiels), que de l’argent puisse être aussi pompé au profit de certains décideurs avant de déclarer une faillite (frauduleuse ?) et autres mécanismes.
Cette logique est illustrée, du moins partiellement, par les annonces de d’Arcelor-Mittal qui dit diminuer les dividendes en 2013 de 0,75 € à 0,20 €. Cette baisse de l’annonce laisse quand même des questions ouvertes si on sait que l’entreprise traîne plus de 23 milliards de dollars de dettes qu’elle n’arrive pas à rembourser. Les derniers ratings des agences en tiennent compte, considérant que l’entreprise n’est plus un débiteur fiable. C’est à la lumière de ces circonstances qu’il faudrait analyser la politique d’affaire d’Arcelor-Mittal au Luxembourg. Il faut cependant ajouter qu’il ne sert à rien (par exemple pour maintenir des emplois) de produire sur stocks des marchandises qui ne sont pas vendues ou invendables pour diverses raisons, car les ressources financières pour payer les inputs (dont les rémunérations) et les processus de transformations (ne menant pas à une vente) vont vite s’épuiser.

SCHÉMA SYNTHÉTIQUE RÉDUCTIONNISTE DES 2 CAS DE FIGURE



CONSIDÉRATIONS SUITE À CES RÉFLEXIONS

Par analogie, on peut donc dire que les rémunérations honorent la force de travail et que les dividendes honorent l’apport de capital. On peut aussi avancer que sans apports de capital, il n’y a pas de moyens financiers disponibles pour les investissements nécessaires en vue de créer un appareil de production et rémunérer, du moins au début (en attendant qu’il y ait des rentrées financières suites aux premières ventes), les forces de travail. D’un autre côté, un capital ne servant pas à financer les inputs de productions/services ne peut faire travailler son capital que par des produits financiers, plus ou moins sûrs/risqués, plus ou moins artificiels, plus ou moins de nature purement spéculative avec des rendements plus ou moins élevés. Mais le capital ne peut mener à un placement plus ou moins rentable à long terme s’il ne sert pas à allouer des crédits qui génèrent des productions. Un monde économique sans aucune production et seulement avec des capitaux placés sur un marché purement financiers (avec ses jeux fictifs fantaisistes) sans une économie réelle en background (et constituant de fait l’enjeu réel de l’économie) ne fait pas de sens et ne peut perdurer (c’est comme jouer au Monopoly) en cercle fermé entre financiers.
Quelles pourraient être des règles justes pour rémunérer les salariés et les actionnaires d’une manière équitable ? Qui a prééminence dans la fixation des droits sur les résultats? Est-ce que le salarié peut revendiquer à juste titre qu’il doit participer d’une manière égale ou même prioritaire aux bénéfices par rapport à l’actionnaire parce que sans lui il n’y aurait pas de production/prestation de produits/services générant des bénéfices ? Est-ce que l’actionnaire peut argumenter que c’est seulement grâce à son apport de capital dans des investissements productifs que des rémunérations peuvent être générées et qu’il court en plus le risque d’une perte totale ou partielle de son capital en cas de mauvaise conjoncture, sans oublier de fait que de mauvaises performances en cas de récession ou de stagnation ne génèrent pas de dividendes (rémunération de son capital) alors que le salarié a une rente suite aux protections du droit du travail et des résultats des conventions collectives conclues ?
Ces questions génèrent d’autres questions. Par exemple, quels facteurs déterminent un niveau de salaire juste : la force de travail physique, les connaissances, l’employabilité (par une formation continue par exemple), le rendement du travail fourni, les compétences professionnelles, la polyvalence, le temps de travail presté, l’assiduité au travail, la fidélité à l’entreprise, la pénibilité du travail (par exemple travail posté, travail irrégulier, des situations de travail dangereuses et autres), les conditions de travail (par exemple les nombreux voyages de service ne permettant pas une vie de famille normale), la responsabilité encourue, les facultés de création et d’innovation, un leadership important, complexe et difficile, l’autonomie de l’organisation de son travail, l’engagement personnel, etc. Les paramètres peuvent être très divers et nombreux. Il y en a qui font de l’ancienneté et de la formation scolaire de base (diplôme) les critères fondamentaux pour les progressions salariales, sans considérer que la formation scolaire est vite démodée et hors-jeu et qu’il y a aussi des salariés qui ne profitent nullement de l’ancienneté pour augmenter leur expérience professionnelle.
L’actionnaire apporte du capital et n’a pas à se soucier de la complexité et des aléas du fonctionnement d’une entreprise. A la fin de l’année, il tend la main pour recevoir les dividendes plus ou moins élevés. Mais si l’accumulation de son capital était due à des économies personnelles par un travail intensif et assidu en se privant de bien de commodités dans la vie, l’appréciation de la situation est peut-être différente par rapport à un riche héritier qui n’a jamais travaillé de sa vie. Remarquons encore un autre aspect des économies personnelles : Le salarié qui met de l’argent de côté, a été imposé avant de faire ces économies. Donc la somme épargnée a été imposée. S’il place ces économies, il sera encore et encore imposé sur ces économies qui lui ont déjà demandé des efforts en renonçant par exemple à des commodités dans la vie. La moralité de l’origine des capitaux peut être un autre débat, surtout si le salarié a un niveau de rémunération tellement bas qu’il ne peut que survivre et qu’il ne peut jamais faire des économies pour se créer un capital de base, même pas pour s’acheter un logement. Dans ce cas, on se meut dans les théories d’exploitation du marxisme.
La génération et la redistribution des richesses constituent donc un débat fondamental et la détermination de règles équitables devient de plus en plus difficile, surtout en cas de récession ou de stagnation dans une économie globalisée en récession où la conjoncture n’arrive plus à créer une situation de « win-win », cette dernière rendant les questions de redistribution moins ardues et moins conflictuelles.
Mais une chose est certaine : sans capital, pas d’entrepreneurs créant des entreprises pour générer des plus-values permettant une redistribution des richesses (impôts, dividendes et rémunérations). Mais le salarié, ayant fait en partie le choix (pas toujours personnel s’il n’arrive pas par exemple à se constituer un capital de base pour créer une société) d’être salarié et pas entrepreneur, ne peut exiger d’office une continuité des activités de l’entreprise pour toucher une rémunération garantie si les produits créés ne génèrent pas des rentrées financières permettant à l’entreprise de survivre. Cette dernière condition de production est une réalité incontournable pour les entreprises au Luxembourg qui ne sont pas maîtres des facteurs exogènes de leur environnement économique.
Il y a encore d’autres questions importantes qui se posent actuellement dans la situation de crise qui risque de se développe en crise mondiale. Le mot d’ordre est la croissance pour sortir de la crise. Les problèmes écologiques semblent être oubliés. Mais l’urgence de la crise justifie-t-elle la création de n’importe quels produits en quantités suffisantes, simplement pour s’en sortir, même si les produits sont parfaitement inutiles et contraires aux exigences d’un développement durable ? Comment gérer les problèmes environnementaux en situation de crise. On n’en parle plus vraiment.
Un débat sociétal, donc politique, fait actuellement défaut pour fixer les grandes lignes qui devront être déclinées dans des activités réelles sur le terrain.
Les dernières dénonciations de conventions collectives avec les remous sociaux y relatifs sont des signes avant-coureurs de problèmes structurels graves et devraient rendre attentif à ces futurs débats fondamentaux qui devront être menés sans faute.
Mais d’un autre côté il y a des urgences économiques en attendant de résoudre ces problèmes sociétaux. Est-ce que le principe sacro-saint des acquis sociaux est prééminent sur la survie d’une entreprise (exemple de la Luxguard) avec la conséquence que finalement l’entreprise risque de fermer ses portes, le capital étant devenu volatil au même titre que l’était le salarié en situation de surchauffe économique avec un marché de travail tendu (plus de postes vacants que de salariés ou demandeurs d’emplois) lui permettant de quitter sans regret son entreprise pour gagner un peu plus chez le voisin alors que son employeur aura peut-être investi des ressources importantes dans sa formation qu’il va négocier ailleurs? Mais il est vrai qu’en période de stagnation/récession lorsque l’offre d’emploi diminue et lorsque les licenciements pour raisons économiques augmentent, la rotation volontaire des salariés pour trouver ailleurs de meilleures conditions de travail diminue.
Il y a cependant encore un autre déséquilibre. Le patron qui veut fermer son entreprise pour des raisons personnelles (âge, problèmes de santé ou autres) ou économiques (ses produits ne sont plus demandés, des investissements trop importants et difficilement finançables sont nécessaires ou autres) ne peut le faire en fermant du jour au lendemain et doit débourser des sommes importantes pour la fermeture (plan social, etc.) alors que le salarié peut quitter son entreprise en prestant simplement un préavis. Il est même possible que le patron ne dispose pas des moyens financiers pour fermer son entreprise à moins de demander l’insolvabilité. Tous les efforts d’une vie de travail peuvent partir en fumée. Ce genre de contraintes peut bien faire que des entrepreneurs potentiels renoncent à faire le pas de la création d’entreprises.
Les syndicats devront revoir leurs rôles et actions dans un monde économique globalisé et ne pourront plus faire croire à leurs membres qu’une croissance élevée des rémunérations est toujours possible. Les travailleurs devront se rendre compte que le travail salarié bien rémunéré et garanti ne va pas de soi et n’est pas un droit absolu acquis d’office échappant aux règles du marché.
Les actionnaires/capitalistes (surtout financiers) devront réfléchir sur leurs obligations morales et éthiques et sur leurs responsabilités sociales. Mais il est parfois difficile de savoir qui sont ces actionnaires/capitalistes, comme par exemple ces fonds de pensions ayant investi dans des entreprises prometteuses de rendements importants. Heureusement qu’il existe encore. Des entrepreneurs responsables (parfois certaines familles d’industriels, n’incluant pas Arcelor-Mittal) visant le long terme en y associant une politique sociale responsable et ne tombant pas dans la politique de certains stakeholders pour qui tous les moyens sont bons pour obtenir des rendements élevés à court terme. Les fonds de pension américains suivent souvent cette politique du rendement élevé à court terme en pressant les dirigeants des entreprises à faire des économies, à rationaliser à outrance, à augmenter continuellement la productivité pour dégager des bénéfices importants à court terme et faire augmenter ainsi les cotes de l’entreprise aux bourses. On peut trouver l’exemple fictif suivant : Un salarié contribue à un fonds de pension qui a dans son portefeuille des actions de son entreprise et où le gestionnaire du fonds de pension presse, pour des raisons de rentabilité, les dirigeants à licencier du personnel (dont le pauvre salarié contribuant au fonds de pension). En d’autres termes, son fonds de pension le fait licencier et il ne va plus faire à l’avenir des contributions au fonds de pension.Ce genre de politique n’a pas le souci de la pérennité et de la responsabilité sociale de l’entreprise et n’accepte pas de renoncer à des rendements élevés à court terme pour garantir des bénéfices raisonnables à long terme. Heureusement que les PME ne sont pas prises dans ce cercle vicieux et constituent de par leur nature avec un bon business-plan une certaine garantie de la continuité. Mais elles doivent veiller en premier lieu à ce que leurs produits/services trouvent toujours des demandeurs.

Ajoutes concernant le texte « Actionnaire versus Salarié »

Le texte, à sa lecture au début, peut faire croire qu’il y a quelques contradictions. Ce n’est pas à exclure, l’esprit du rédacteur prenant parfois des raccourcis que le texte couché ignore et qui ne sont pas clairs pour lecteur. Suite aux remarques d’un ami, il me semble nécessaire d’ajouter certaines réflexions subsidiaires.

Il faut d’abord distinguer les situations économiques sur le plan macroéconomique : croissance (faible ou importante), stagnation et récession. Ensuite il faut distinguer la situation d’une entreprise en particulier dans son contexte macroéconomique. D’abord, il ne faut pas déduire d’un cas particulier à la généralité et vice-versa. En récession générale, il peut y avoir des entreprises qui continuent à gagner encore de l’argent tout comme il peut y avoir en période de croissance des entreprises qui font des pertes pour diverses raisons. Il peut y avoir des pertes à cause d’un mauvais management, mais aussi parce que le contexte économique a évolué au point que les produits/services de l’entreprise ne trouvent plus de demande (ou les deux à la fois). On suppose généralement que les salariés doivent participer aux bénéfices, mais je ne connais aucun cas où les salariés ont demandé de supporter les pertes, éventuellement consécutives sur plusieurs années. Certains patrons font des exploits pour rester à flot alors que les salariés vivent dans la continuité et ne veulent rien savoir des difficultés de leur entreprise. S’il n y a qu’une réalité économique pour une entreprise, il y a plusieurs manières de l’apprécier selon les intérêts particuliers en jeu.

La Cargolux pourrait être un bon exemple pour illustrer les différents cas de figure possibles du texte. Il faudrait cependant disposer du détail des chiffres de l’entreprise. Si le volume du fret aérien diminue fortement, si les prix baissent parce qu’il n’y a pas de demande suffisante (les règles du marché jouent un moindre rôle s’il y un surplus de l’offre de transport et moins de demande de transporte du fret), si le prix du kérosène augmente au point de ne plus permettre le mode de fonctionnement routier en vitesse de croisière, si les frais de fonctionnement sont pratiquement fixes en ce qui concerne les effectifs et les infrastructures, alors les difficultés de Cargolux prennent un autre aspect.

Par ailleurs, il me semble important de décrire d’abord les mécanismes existants des facteurs en jeu dans la présente discussion pour en dégager les principes, en décrire les faiblesses et proposer dans une deuxième phase les règles et critères permettent de faire fonctionner la société telle que nous voulons qu'elle fonctionne, à savoir que tout le monde puisse vivre dignement. Que la société européenne soit en demande de renouvellement ne fait pas de doute. Il n’y a qu’à suivre dans la presse les différents mouvements sociaux. Je me permets de signaler que j’ai connu personnellement des cas bien précis où les représentants de certains syndicats avaient des revendications excessives par rapport à la situation de l’entreprise. Les syndicats sont restés dans ces cas dans leurs anciens rôles de négociations collectives pour ne perdre ni la face et ni des membres cotisants, tout en sachant que les entreprises étaient en difficultés sinon au bord de la faillite. Cette démarche ne peut être que de courte durée car la réalité économique pure et dure rattrape rapidement les acteurs.

S’il y a récession générale (comme cela s’annonce au niveau européen ou sur les différents plans nationaux comme pour la Grèce par exemple), il est évident que le gâteau de la richesse totale à partager diminue et que les moins munis en souffrent en premier lieu. Et je suis absolument d’accord qu’il y a des gens riches sans scrupules dans tous les lieux et domaines (capitalistes financiers et autres), des nouveaux riches suspects (voir la presse au sujet des millionnaires/milliardaires russes et récemment les articles sur les fonctionnaires chinois corrompus, dont leurs dirigeants politiques aux plus hauts niveaux) qui profitent sans vergogne des faiblesses du système. Mais ce n’est pas en condamnant en bloc les détenteurs de capitaux qu’on va trouver une solution. Il existe encore des entrepreneurs responsables, quant au niveau de leur politique sociale. D’ailleurs, il existe des sociétés n’ayant pas un (des) détenteur (s) de capital sur le(s)quel(s) on peut plaquer un (des) visage(s) bien précis. La Luxair est un de ces exemples et le bon fonctionnement et l’utilité de cette entreprise est à analyser plutôt au niveau de l’intérêt national.

Concernant l’appréciation de la situation conjoncturelle, c’est seulement le Statec qui peut constater, un certain temps après l’échéance annuelle de sa clôture des statistiques, que le Luxembourg a été (en faible) croissance ou en stagnation ou en récession. Les prévisions, indispensables pour les décisions, ne peuvent rester que conjectures pendant un certain temps, d’autant plus qu’il manque des données et que les modèles économiques sont incomplets (ce qui n’est pas difficile avec les nombreux facteurs potentiellement en jeu). Si le Luxembourg semble être actuellement en stagnation d’une manière générale, il n’en reste pas moins des entreprises qui ne sont pas en pertes et dont les bénéfices peuvent rester toujours élevés tout en allant éventuellement en diminuant à l’avenir.

Les raisons des entreprises en faillite peuvent avoir diverses raisons :
·         les clients sont mauvais payeurs (dont l’État et les communes) mettant les entreprises en difficultés de liquidités ;
·         il y en a qui sont en faillite parce qu’ils ont vu de bonne foi trop grand et qu’ils avaient un business-plan qui ne tenait pas la route (s’ils en avaient un) ;
·         il y a des entreprises où le chiffre d’affaires et les marges diminuent sur plusieurs années à cause de facteurs exogènes non-maîtrisables, ne permettant plus de payer les frais variables (sans même parler des frais fixes);
·         il y a des entreprises qui n’avaient pas vu venir les évolutions des marchés et qui ne se sont pas renouvelées à temps ;
·         il y a bien sûr aussi la faillite frauduleuse ;
·         et bien d’autres raisons encore.




Ajoutes concernant le texte « Actionnaire versus Salarié »


Le texte, à sa lecture au début, peut faire croire qu’il y a quelques contradictions. Ce n’est pas à exclure, l’esprit du rédacteur prenant parfois des raccourcis que le texte couché ignore et qui ne sont pas clairs pour lecteur. Suite aux remarques d’un ami, il me semble nécessaire d’ajouter certaines réflexions subsidiaires explicatives.


Il faut d’abord distinguer les situations économiques sur le plan macroéconomique : croissance (faible ou importante), stagnation et récession. Ensuite il faut distinguer la situation d’une entreprise en particulier dans son contexte macroéconomique. D’abord, il ne faut pas déduire d’un cas particulier à la généralité et vice-versa. En récession générale, il peut y avoir des entreprises qui continuent à gagner encore de l’argent tout comme il peut y avoir en période de croissance des entreprises qui font des pertes pour diverses raisons. Il peut y avoir des pertes à cause d’un mauvais management, mais aussi parce que le contexte économique a évolué au point que les produits/services de l’entreprise ne trouvent plus de demande (ou les deux à la fois). On suppose généralement que les salariés doivent participer aux bénéfices, mais je ne connais aucun cas où les salariés ont demandé de supporter les pertes, éventuellement consécutives sur plusieurs années. Certains patrons font des exploits pour rester à flot alors que les salariés vivent dans la continuité et ne veulent rien savoir des difficultés de leur entreprise. S’il n y a qu’une réalité économique pour une entreprise, il y a plusieurs manières de l’apprécier selon les intérêts particuliers en jeu.


La Cargolux pourrait être un bon exemple pour illustrer les différents cas de figure possibles du texte. Il faudrait cependant disposer du détail des chiffres de l’entreprise. Si le volume du fret aérien diminue fortement, si les prix baissent parce qu’il n’y a pas de demande suffisante (les règles du marché jouent un moindre rôle s’il y un surplus de l’offre de transport et moins de demande de transporte du fret), si le prix du kérosène augmente au point de ne plus permettre le mode de fonctionnement routier en vitesse de croisière, si les frais de fonctionnement sont pratiquement fixes en ce qui concerne les effectifs et les infrastructures, alors les difficultés de Cargolux prennent un autre aspect.


Par ailleurs, il me semble important de décrire d’abord les mécanismes existants des facteurs en jeu dans la présente discussion pour en dégager les principes, en décrire les faiblesses et proposer dans une deuxième phase les règles et critères permettent de faire fonctionner la société telle que nous voulons qu'elle fonctionne, à savoir que tout le monde puisse vivre dignement. Que la société européenne soit en demande de renouvellement ne fait pas de doute. Il n’y a qu’à suivre dans la presse les différents mouvements sociaux. Je me permets de signaler que j’ai connu personnellement des cas bien précis où les représentants de certains syndicats avaient des revendications excessives par rapport à la situation de l’entreprise. Les syndicats sont restés dans ces cas dans leurs anciens rôles de négociations collectives pour ne perdre ni la face et ni des membres cotisants. Cette démarche ne peut être que de courte durée car la réalité économique pure et dure rattrape rapidement les acteurs.


S’il y a récession générale (comme cela s’annonce au niveau européen ou sur les différents plans nationaux comme pour la Grèce par exemple), il est évident que le gâteau de la richesse totale à partager diminue et que les moins munis en souffrent en premier lieu. Et je suis absolument d’accord qu’il y a des gens riches sans scrupules dans tous les lieux et domaines (capitalistes financiers et autres), des nouveaux riches suspects (voir la presse au sujet des millionnaires/milliardaires russes et récemment les articles sur les fonctionnaires chinois corrompus, dont leurs dirigeants politiques aux plus hauts niveaux) qui profitent sans vergogne des faiblesses du système. Mais ce n’est pas en condamnant en bloc les détenteurs de capitaux qu’on va trouver une solution. Il existe encore des entrepreneurs responsables, quant au niveau de leur politique sociale. D’ailleurs, il existe des sociétés n’ayant pas un (des) détenteur (s) de capital sur le(s)quel(s) on peut plaquer un (des) visage(s) bien précis. La Luxair est un de ces exemples et le bon fonctionnement et l’utilité de cette entreprise est à analyser plutôt au niveau de l’intérêt national.


Concernant l’appréciation de la situation conjoncturelle, c’est seulement le Statec qui peut constater, un certain temps après l’échéance annuelle de sa clôture des statistiques. que le Luxembourg a été (en faible) croissance ou en stagnation ou en récession. Les prévisions, indispensables pour les décisions, ne peuvent rester que conjectures, d’autant plus qu’il manque des données et que les modèles économiques sont incomplets (ce qui n’est pas difficile avec les nombreux facteurs potentiellement en jeu). Si le Luxembourg semble être actuellement en stagnation d’une manière générale, il n’en reste pas moins des entreprises qui ne sont pas en pertes et dont les bénéfices peuvent rester toujours élevés tout en allant éventuellement en diminuant.


Les raisons des entreprises en faillite peuvent avoir diverses raisons :

·         les clients sont mauvais payeurs (dont l’État) mettant les entreprises en difficultés de liquidités ;

·         il y a qui sont en faillite parce qu’ils ont vu de bonne foi trop grand et qu’ils avaient un business-plan qui ne tenait pas la route (s’ils en avaient un) ;
·         il y a des entreprises où le chiffre d’affaires et les marges diminuent sur plusieurs années ne permettant plus de payer les frais variables (sans même parler des frais fixes);
·         il y a des entreprises qui n’avaient pas vu venir les évolutions des marchés et qui ne se sont pas renouvelées à temps ;
·         il y a bien sûr aussi la faillite frauduleuse ;
·         et bien d’autres raisons encore.

Jean Leick / novembre 2012

Ajoute concernant le texte « Actionnaire versus Salarié »

 Le texte, à sa lecture au début, peut faire croire qu’il y a quelques contradictions. Ce n’est pas à exclure, l’esprit du rédacteur prenant parfois des raccourcis que le texte couché ignore et qui ne sont pas clairs pour lecteur. Suite aux remarques d’un ami, il me semble nécessaire d’ajouter certaines réflexions subsidiaires.

Il faut d’abord distinguer les situations économiques sur le plan macroéconomique : croissance (faible ou importante), stagnation et récession. Ensuite il faut distinguer la situation d’une entreprise en particulier dans son contexte macroéconomique. D’abord, il ne faut pas déduire d’un cas particulier à la généralité et vice-versa. En récession générale, il peut y avoir des entreprises qui continuent à gagner encore de l’argent tout comme il peut y avoir en période de croissance des entreprises qui font des pertes pour diverses raisons. Il peut y avoir des pertes à cause d’un mauvais management, mais aussi parce que le contexte économique a évolué au point que les produits/services de l’entreprise ne trouvent plus de demande (ou les deux à la fois). On suppose généralement que les salariés doivent participer aux bénéfices, mais je ne connais aucun cas où les salariés ont demandé de supporter les pertes, éventuellement consécutives sur plusieurs années. Certains patrons font des exploits pour rester à flot alors que les salariés vivent dans la continuité et ne veulent rien savoir des difficultés de leur entreprise. S’il n y a qu’une réalité économique pour une entreprise, il y a plusieurs manières de l’apprécier selon les intérêts particuliers en jeu.

La Cargolux pourrait être un bon exemple pour illustrer les différents cas de figure possibles du texte. Il faudrait cependant disposer du détail des chiffres de l’entreprise. Si le volume du fret aérien diminue fortement, si les prix baissent parce qu’il n’y a pas de demande suffisante (les règles du marché jouent un moindre rôle s’il y un surplus de l’offre de transport et moins de demande de transporte du fret), si le prix du kérosène augmente au point de ne plus permettre le mode de fonctionnement routier en vitesse de croisière, si les frais de fonctionnement sont pratiquement fixes en ce qui concerne les effectifs et les infrastructures, alors les difficultés de Cargolux prennent un autre aspect.

Par ailleurs, il me semble important de décrire d’abord les mécanismes existants des facteurs en jeu dans la présente discussion pour en dégager les principes, en décrire les faiblesses et proposer dans une deuxième phase les règles et critères permettent de faire fonctionner la société telle que nous voulons qu'elle fonctionne, à savoir que tout le monde puisse vivre dignement. Que la société européenne soit en demande de renouvellement ne fait pas de doute. Il n’y a qu’à suivre dans la presse les différents mouvements sociaux. Je me permets de signaler que j’ai connu personnellement des cas bien précis où les représentants de certains syndicats avaient des revendications excessives par rapport à la situation de l’entreprise. Les syndicats sont restés dans ces cas dans leurs anciens rôles de négociations collectives pour ne perdre ni la face et ni des membres cotisants. Cette démarche ne peut être que de courte durée car la réalité économique pure et dure rattrape rapidement les acteurs.

S’il y a récession générale (comme cela s’annonce au niveau européen ou sur les différents plans nationaux comme pour la Grèce par exemple), il est évident que le gâteau de la richesse totale à partager diminue et que les moins munis en souffrent en premier lieu. Et je suis absolument d’accord qu’il y a des gens riches sans scrupules dans tous les lieux et domaines (capitalistes financiers et autres), des nouveaux riches suspects (voir la presse au sujet des millionnaires/milliardaires russes et récemment les articles sur les fonctionnaires chinois corrompus, dont leurs dirigeants politiques aux plus hauts niveaux) qui profitent sans vergogne des faiblesses du système. Mais ce n’est pas en condamnant en bloc les détenteurs de capitaux qu’on va trouver une solution. Il existe encore des entrepreneurs responsables, quant au niveau de leur politique sociale. D’ailleurs, il existe des sociétés n’ayant pas un (des) détenteur (s) de capital sur le(s)quel(s) on peut plaquer un (des) visage(s) bien précis. La Luxair est un de ces exemples et le bon fonctionnement et l’utilité de cette entreprise est à analyser plutôt au niveau de l’intérêt national.

Concernant l’appréciation de la situation conjoncturelle, c’est seulement le Statec qui peut constater, un certain temps après l’échéance annuelle de sa clôture des statistiques. que le Luxembourg a été (en faible) croissance ou en stagnation ou en récession. Les prévisions, indispensables pour les décisions, ne peuvent rester que conjectures, d’autant plus qu’il manque des données et que les modèles économiques sont incomplets (ce qui n’est pas difficile avec les nombreux facteurs potentiellement en jeu). Si le Luxembourg semble être actuellement en stagnation d’une manière générale, il n’en reste pas moins des entreprises qui ne sont pas en pertes et dont les bénéfices peuvent rester toujours élevés tout en allant éventuellement en diminuant.

Les raisons des entreprises en faillite peuvent avoir diverses raisons :
·         les clients sont mauvais payeurs (dont l’État) mettant les entreprises en difficultés de liquidités ;
·         il y a qui sont en faillite parce qu’ils ont vu de bonne foi trop grand et qu’ils avaient un business-plan qui ne tenait pas la route (s’ils en avaient un) ;
·         il y a des entreprises où le chiffre d’affaires et les marges diminuent sur plusieurs années ne permettant plus de payer les frais variables (sans même parler des frais fixes);
·         il y a des entreprises qui n’avaient pas vu venir les évolutions des marchés et qui ne se sont pas renouvelées à temps ;
·         il y a bien sûr aussi la faillite frauduleuse ;
·         et bien d’autres raisons encore.




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